je reviens d’auvergne et je ramène du fromage alors forcément j’organise un dîner fromages et une nouvelle occasion de boire du bon vin avec les amis : au menu, soupe de poissons avec sa pique de fromage cantal; coeurs d’artichauts et champignons passés au four sous bleu d’auvergne, lasagnes aux aubergines et fines tranches de  saint nectaire, pommes au four. J’ai découvert en auverge qu’il s’y produisait du bon vin en appellation côtes d’auvergne, vieille souche que je suis et j’ai ramené deux cuvées magnifiques qui s’associait parfaitement avec mon dîner, un blanc cuvée la Légendaire, blanc et rouge 2009 et petites grappes sur basalte, rouge 2009. J’ai ravi mon monde une nouvelle fois.

je choisis le thème du Bourgogne : je réunis quelques amis, vous savez que le vin se partage souvent, je prépare quelques plats et je propose une sélection de vins, cette fois-ci région Bourgogne, pour l’apéritif toasts tapenade + rondelle tomate et toast terrine bretonne, je sers un Bourgogne Hautes-côtees de Beaune, Domaine Henri Delagrange, blanc 2008 et un Meursault, les Noiselières, blanc 2007, au menu jambon cru et melon, filet mignon de porc et ratatouille, fromage de chèvres et frisée à l’ail, tarte aux abricots, je sers un Chambolle-Musigny, vielles vignes Domaine Hudelot-Baillet, rouge 2006, un Aloxe-Corton les Ferrières, rouge 2005 et un Pommard 1er Cru, Château Saint-Romain, rouge 2007. C’était un dîner réussi et ils sont partis heureux !

une fois n’est pas coutume, dégustation de vins italiens grâce à Jacqueline Giraud Eyraud, sommelière conseil en vins biodynamiques : Monferrato; Castello di Tassarolo, rouge 2009, la Pietraia, chardonnay blanc 2008 à Céfalicchio, région des Pouilles/Puglia, Lacrima di Morro d’Alba « Lucchetti », rouge 2008, cépage Lacrima, grain de raisin en lorme de larme, couleur très foncée obtenue après double fermention

ma dernière découverte : je n’attends qu’une chose, la bonne surprise, à force d’essayer, elle arrive…  en effet je suis restée sans voix ni parole après la dégustation du Gigondas Eloquence, rouge 2007, des Vignerons de caractère à Vacqueyras, je ne m’y attendais pas, et tant mieux si j’ai pu savouver ce nectar, l’ensemble présentait un équilibre parfait, l’elixir par exellence, un pur bonheur, et j’ai bien regretté de ne pas en avoir acheté, ne vous inquiétez pas, je me rattraperai la prochaine fois.

cette année je change de tactique : avant je préparais un repas et organisais le meilleur accord mets et vins que je pouvais, je servais chaque vin avec chaque plat, mes convives étaient sympas, ils écoutaient mes explications et le pourquoi de mes choix, trop gentils, je me suis aperçue avec le temps que chacun travaille son goût à sa façon, plus ou moins lentement, rapidement, aussi maintenant, j’essaie toujours de préparer un bon repas et je vais proposer plusieurs vins blancs et ou rouges, je les mets directement sur la table, cela va vous sembler sans façon mais ça marche bien et d’une toute autre façon, j’explique toujours pourquoi ces vins là et  je vais en fait me rendre compte que chacun va goûter peu à peu, pas tout, ou rester sur une préférence et se conduire autrement que moi, alors je leur laisse le libre choix, de goûter, d’apprécier, de boire et d’en disserter longuement, chacun avec ses mots, à sa façon, surprenant !!

une affaire qui marche :  j’ai organisé une soirée vins de bordeaux, cela aurait pu être vins de bourgogne ou vins des côtes du rhône, non j’ai fait en fonction de mon stock, j’avais besoin de changer un peu les étiquettes sur mes étagères ! j’ai sorti 8 bouteilles et j’ai invité 8 personnes, j’ai préparé un bon menu, apéritif, entrée, plat, fromages et desserts et j’ai fait goûté mes bouteilles, plusieurs appellations, plusieur millésimes, plusieurs domaines, plusieurs couleurs, au bout d’un moment, les commentaires sont allés bon train, pour mon plus grand plaisir qui avait organisé la chose et de tout le monde, ils étaient contents !

quelques opportunités : des vins à moins de 10 euros qui vous font passer un bon moment ! un côteau du Tricastin, Château Estubiers, M. Chapoutier, rosé 2008,  un Saint-Joseph, Domaine de Rochevine, rouge 2005 et un Mâcon, La Roche Vineuse, chardonnay, blanc 2006.

ma préférence pour le vin blanc : J’ai découvert le vin en goûtant du blanc, je ne connaissais pas, j’essayais de temps en temps, tout à la fois intriguée et attirée, je voulais comprendre, cela me semblait complexe et un champ d’actions très vaste, j’ai mis le doigt,  j’y suis tombée dedans. J’avais commencé fort, mon chemin avait croisé un Coteaux-d’Aix-en-Provence, Mas de la Dame, Coin Caché, blanc 2004, un jaune intense, gras, complexe, tout ce que j’aime , j’étais conquise et je n’ai cessé de rechercher ce plaisir là. Je ne vous parle que des vins blancs secs, pas de liquoreux ni de champagne. Depuis j’ai avancé dans mes recherches et vous lirez dans la rubrique « vinothèque » de nombreux vins rouges pour confirmer un lent et sûr apprentrissage. Mais si un jour vous avez la chance ou le plaisir de goûter et boire une bouteille de Palette, Château Simone, Blanc 2004 ou 2006, alors là je vous oblige à remplir le formulaire ci-dessous pour me donner votre avis et je vous en remercie par avance. Bonne dégustation …

 ma première bouteille : c’est Daniel qui me l’a offerte lorsque j’ai reçu ma cave en cadeau, c’était Noël 2004, il a apporté une Bourgogne, Hautes-Côtes de Beaune, rouge 1990, je l’ai gardée, je n’ose pas la boire, je la convoite…

mon premier magnum : ce sont mes collaboratrices qui viennent de me l’offrir la semaine dernière, au dîner-fête de fin d’année, il s’agit  d’un Rasteau, cuvée prestige, rouge 2007 et je ne suis pas peu fière, je le conserve provisoirement dans la boîte en bois, je le regarde souvent, je suis très contente

sur ma table à Noël dernier : je servirai avec la « bête » prévue à cet effet un Corton grand cru Les Chaumes, rouge 2006, je voulais déjà la servir en 2009 mais c’est à Noël dernier que je l’ai ouverte, religieusement, c’est de bon ton, j’ai senti, j’ai goûté, je n’avais jamais rien bu de pareil, je ne peux pas vous dire que c’était extraordiaire, mais en rien semblable avec ceux que j’avais déjà bus, une autre odeur, un autre goût, finalement surprenant, bon, longueur en bouche, j’ai bien aimé

quelques bons souvenirs : j’en ai bien sûr plusieurs et je vous invite à voir la rubrique « Vinothèque » tous ces vins me plaisent, ils racontent des moments en famille, de retrouvailles, de bonheur partagé, des soirées avec les amis, Noël, Pâques et la Trinité et je commence par ma région, un Châteauneuf du Pape, Château la Nerthe, rouge 2003, un Saint-Emilion Grand Cru Château Bellefont Belcier, rouge 2001, les Baux de Provence, Domaine Hauvette, rouge 1998 bu avec les cousins, chez les Frères Pourcel, au restaurant Jardin des Sens à Montpellier, un Beaune 1er Cru les Bressandes à Paris, toute seule au Café de la Paix mais devant une assiette d’huîtres bretonnes inoubliables, Louis Jadot, blanc 2005, coteaux du Languedoc, château Hospitalet la Clape, blanc 2005 à bord du vol KLM, classe affaire sur le trajet Amsterdam-Bonnaire, je vous parle de moments où la magie opère et pourtant cela paraît simple, j’étais l’autre jour à la terrasse du café des Deux Magots, à Paris, juste en face de l’Eglise Saint-Germain, je regardais les gens passer tout en buvant mon verre de Chablis 1er Cru, Vincent Dauvissat, j’étais heureuse.

 

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1 commentaire à “descente de cave”


  1. 0 isabelle 7 jan 2010 à 8:55

    j’adore tous les vins que tu cites, même à 9 h du matin ça me donne envie !!! merci pour ton hommage à ce nectar qui rend meilleures !

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